Christine Lagarde, un modèle de femme de pouvoir

« Ne jamais se laisser abattre, toujours avoir l’esprit de reconquête. » est l’une des phrases-clés de la nouvelle dirigeante de la Banque centrale européenne. Christine Lagarde est l’une des personnalités les plus influentes au monde. Le Délit va s’intéresser à toutes les caractéristiques qui font d’elle un modèle de réussite féminine.


Une femme au parcours brillant


Christine Lagarde a été nommée en 2018 « 3ème femme la plus puissante du monde » par le magazine Forbes. En effet, l’ancienne avocate a su se former un parcours brillant en obtenant des responsabilités de la plus haute importance. Elle s’est notamment fait connaître pour être la première femme et première personnalité non-américaine à la tête d’un des plus grands cabinets d’avocats au niveau mondial, Baker & McKenzie. Sous sa présidence, l’entreprise augmente son chiffre d’affaires de 50 % pour clôturer l’exercice 2004 à 1,228 milliards de dollars.

Mme Lagarde a aussi le mérite d’avoir été première ministre des finances d’un pays du G7 sous le mandat de Nicolas Sarkozy en 2007. A l’automne 2008, la crise financière qui éclate dans le sillage de la crise des subprimes donne à la ministre la possibilité de démontrer ses qualités pour stabiliser et assainir la finance mondiale, ainsi que son habileté dans les négociations internationales.

Par ailleurs, elle s’est forgée une véritable image de leader au sein du Fonds monétaire international (FMI). En effet, le 5 juillet 2011, Christine Lagarde est nommée Directrice générale du FMI. De nouveau, elle est la première femme à occuper ce poste. Dès son arrivée à Washington, elle a su convaincre les plus sceptiques et su redorer le blason de l’institution. Elle a notamment confessé ses erreurs passées, comme celle d’avoir sous-estimé les effets de l’austérité sur la croissance.

Cette année, elle arrive aux commandes de la deuxième banque centrale la plus influente au monde. Les défis à relever ne manquent pas et ses premières actions sont attendues avec impatience dans un monde économique menacé par les tensions commerciales et géopolitiques actuelles.


Une femme déterminée au travail comme dans sa vie personnelle


La nouvelle présidente de la BCE est une sportive avérée. Levée à 5 heures du matin, elle s’astreint à la pratique de la natation tous les jours, sport qu’elle fait depuis sa jeunesse et pour lequel elle a obtenu une médaille de bronze aux championnats de France en 1971.

Christine Lagarde est aussi déterminée à servir la cause animale et à lutter contre le réchauffement planétaire. Cette femme d’influence avait ajouté l’objectif climatique à l’agenda du FMI. Elle compte aujourd’hui s’attaquer aux pays de la zone euros qui ont l’économie la plus carbonée pour les pousser sur la voie des investissements verts. De plus, elle défend aussi la cause animale. Végétarienne depuis plus de quatre décennies, vous ne la surprendrez jamais devant une côte de bœuf.

Au travail comme dans sa vie personnelle, Madame Lagarde accorde une valeur particulière à la notion de réussite et se donne les moyens au quotidien de repousser ses limites. « La réussite n’est jamais acquise. C’est un combat perpétuel. Chaque matin, il faut apporter sa contribution et refaire la preuve de ses capacités. Ce que l’on a mis des années à bâtir, peut s’effondrer du jour au lendemain. Je suis profondément convaincue de la nécessité d’avancer pas à pas, de se remettre en question tous les jours, en étant totalement consciente de la fragilité de notre parcours » affirme-t-elle dans une interview. C’est sans doute cette détermination qui lui a donné la force d’atteindre les plus hauts postes.


Une femme engagée pour la condition féminine

Lorsque Christine Lagarde est arrivée aux commandes du FMI, elle s’est engagée à améliorer la condition féminine en son sein. En effet, elle a été l’initiatrice des formations et des préventions pour ses salariés afin de promouvoir la diversité, la lutte contre le harcèlement et le refus au silence.

Plus globalement, elle veut briser le plafond de verre qui s’est établi sur les femmes. Elle a elle-même été sous-estimée plusieurs fois dans sa vie professionnelle. Par exemple, lors de son premier entretien d’embauche, dans un grand cabinet français de droit des affaires, où elle a demandé s’il y avait une possibilité de devenir un jour associée, on lui répond : “C’est exclu. Vous êtes une femme. Oubliez.” .

Selon la femme d’affaires, l’éducation à un rôle majeur à jouer pour lutter contre les discriminations envers les femmes. En effet, la sous-représentation dans les filières scientifiques des femmes (de l’ordre de 20% des effectifs) lui semble être un problème majeur en France et elle suggère d’introduire des quotas.

Elle n’hésite pas à dire que la présence des femmes est essentielle dans la sphère économique et affirme que s’il y avait eu des femmes à la tête de la banque Lehman Brothers dans le passé, soit une « Lehman Sisters », la crise des subprimes n’aurait pas eu lieu car les femmes ont une approche du risque différente de celle de leurs homologues masculins. 


Christine Lagarde a su ainsi gravir les échelons et devenir une femme de pouvoir au niveau mondial. Au magazine Elle, elle confiait récemment : « On peut être monumentalement heureux, à tout point de vue, mentalement, physiquement, sexuellement, à 50 ans et bien au-delà. » Ce maintien d’un équilibre entre sa carrière brillante et sa vie de femme font d’elle un exemple de la réussite féminine. Une prochaine étape serait-elle de la voir devenir un jour première femme présidente de la république française ?

Emma Pradissitto

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