Le bitcoin : déjà démodé ? Place à l’ether et aux ripples !

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            Selon son inventeur Satoshi Nakamoto en 2009, le bitcoin est un « système de monnaie électronique qui permettrait d’effectuer des paiements en ligne directement d’un tiers à un autre sans passer par une institution financière ». Le bitcoin permet en effet d’éviter les incertitudes de paiement générées par la monnaie traditionnelle. Si le bitcoin se distingue des autres crypto-monnaies en le fait qu’il est unité de paiement à part entière, les quelques 1200 autres crypto monnaies circulant sur le net et ont vocation à remplacer l’essor de celui qui a, quelques mois durant, affolé la planète.

La suprématie du bitcoin sur les autres crypto-monnaies

Les crypto-monnaies ont été initialement créées pour s’affranchir de la suprématie des banques et des Etats sur les monnaies en circulation. Manuel Valente, directeur de la maison du bitcoin à Paris est d’ailleurs formel : « le bitcoin n’appartient ni à un Etat ni à une banque ».

            Les crypto-monnaies ne sont pas conçues sous forme d’espèces traditionnelles mais codées par un protocole informatique qui assure leur stabilité. Pour en acheter, il suffit de les échanger, généralement contre des euros ou des dollars, sur internet ou dans des boutiques spécialisées, puis il s’agit de les stocker dans un portefeuille accessible simplement en téléchargeant une application mobile par exemple. Cependant, si quelques 100 000 sites internet à l’image de ShowroomPrivé ou Expedia acceptent le paiement par monnaie virtuelle, leur essor se trouve dans leur facilité à prendre de la valeur dans un laps de temps restreint. Manuel Valente remarque en effet que « la majorité des investisseurs veulent surtout investir dans le bitcoin pour profiter de la hausse de son prix ».

            En effet, le célèbre bitcoin a connu un inexorable et continuel essor pendant l’année 2017, avec une progression de plus de 500% entre janvier et octobre 2017, ce malgré la l’interdiction en septembre de la Banque centrale chinoise aux plateformes virtuelles de continuer leurs opérations de marché et la censure par Vladimir Poutine des sites de vente de crypto-monnaies.

            Rien de mieux qu’un tel essor médiatique pour attirer toujours plus d’investisseurs, qu’ils soient connaisseurs ou simples curieux. La plateforme d’achat de monnaie virtuelle, Coinbase, a en effet enregistré le 4 novembre près de 100 000 nouveaux inscrits avides de bénéfices facilement gagnés. Comble de cette histoire réside en le fait que le bitcoin classique a fini par perdre entièrement sa substance initiale : des transactions en bitcoin peuvent prendre à présent plusieurs jours et engendrer des frais de services donc le pic a été de 17 euros, alors que sa fonction initiale est paradoxalement de faciliter financièrement et temporellement les transactions virtuelles.

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La fin du bitcoin ?

            La journée du 22 décembre aura pourtant sonné le glas de l’ère du bitcoin avec une chute de 17% en l’espace de quelques heures. Les raisons de cette chute sont multiples : proximité des fêtes de fin d’année qui conduit les investisseurs à retirer leurs bénéfices ; forte concentration de la détente (1000 investisseur possèderaient 40% des bitcoins en circulation) engendrant une forte dépendance du cours par rapport à ces investisseurs ; risque de manipulation par les gros investisseurs qui peuvent s’entendre pour faire baisser le cours et racheter des bitcoins à un prix plus faible…

            Le bitcoin n’étant pas une monnaie appréciée pour ses capacités techniques mais plutôt pour ses fulgurantes hausses de cours, sa stabilité à long terme est donc plus que douteuse, en témoigne la baisse de son cours depuis ce fameux 22 décembre.

Ether et ripples, nouveaux eldorados ?

            Des milliers d’autres crypto-monnaies se sont développées dans le sillage du fantastique essor du bitcoin. Parmi elles, l’ethereum créé en 2015 ou encore le ripple dont l’avènement est daté de 2012. Toutes ces autres monnaies, si elles ont des spécificités propres, ont pour but principal le moyen de faciliter les transactions virtuelles.

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Faut-il alors s’orienter vers ces dernières pour faire du profit facilement ? Il s’avère en réalité que les autres crypto-monnaies pâtissent grandement de la chute abyssale du bitcoin depuis fin 2017. Ils sont en effet sujets aux mêmes facteurs de risques que le bitcoin et la méfiance croissante des investisseurs due à la volonté d’une partie de la sphère politique de contrôler la sphère abstraire de la monnaie virtuelle n’arrange en rien la perte de popularité de ces monnaies.

Emmanuel Macron et Theresa May dénoncent en effet régulièrement et publiquement les dangers liés à ces transactions 2.0. Consommation électrique hors norme engendrée par les processus (selon le think thank Digiconomist, le réseau bitcoin consomme plus d’électricité en un an qu’un pays comme le Danemark !), danger social (les crypto-monnaies ne sont pas encadrées par des règles internationales ; les internautes ne sont donc pas à l’abri de vols ou attaques anonymes et impunis) ou encore facilité à effectuer des transactions illégales en toute impunité par l’intermédiaire de ce genre de processus sont les maitres mots des discours anti-crypto.  

            Cependant, comme pour chaque actif financier, aucune prévision n’est réellement certaine. Le cours de ces monnaies virtuelles dépend en effet d’une masse d’investisseurs humains imprévisibles car sujets à nombre de paramètres externes. Les exemples de la chanteuse Katy Perry qui n’hésite pas à promouvoir les crypto-monnaies sur son compte Instagram ou encore de la starlette française du petit écran Nabilla qui vante le bitcoin via son compte Snapchat en expliquant que « c’est vraiment sûr, c’est vraiment cool et si ça vous intéresse vraiment, vous pouvez y aller les yeux fermés » peuvent faire sourire certains mais sont cependant des facteurs non négligeables sur les décisions des investisseurs.

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            Si investir dans les crypto-monnaies peut paraître tentant, il faut garder à l’esprit que les cours ne sont nullement prévisibles, pas même par l’ami de Nabilla, le dénommé KBS Pronos. D’ailleurs, l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) a recadré la jeune starlette via un tweet des plus explicites : « #Nabilla, le #Bitcoin c’est très risqué. On peut perdre toute sa mise. Pas de placement miracle. Restez à l’écart ». Morale de cet article donc : n’investir que dans ce que l’on peut se permettre et ne pas se fier aux conseils, les plus affûtés soient-ils. 

 

 

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